Graciela Iturbide : Heliotropo 37

Dernière mise à jour : 14 avr.


Femme Ange, désert de Sonora, Mexique, 1979 ® Graciela Iturbide

“La vie ne peut être saisie ni par le réalisme, ni par le naturalisme, seulement par le rêve, le symbole, l'affabulation”. Cette citation d’Henry Miller illustre à merveille le travail de Graciela Iturbide dont on peut découvrir la rétrospective à la Fondation Cartier jusqu’au 29 mai. Pour entrer plus facilement dans son œuvre, et pour comprendre comment elle fait entrer ses rêves dans sa photographie, nous vous conseillons de démarrer votre visite par le sous-sol de l'exposition. Là, on y découvre son studio situé rue Heliotropo à Mexico et les rues de la capitale mexicaine dans les années 70. Les images cousinent déjà avec celles des plus grands : Cartier-Bresson, Koudelka ou Robert Frank. Ses noirs profonds, ses cadrages puissants, son usage des symboles urbains renforcent l’étrangeté des images de la jeune photographe. Puis, on part à la rencontre des tribus amérindiennes du désert de Sonora et de Juchitan qui révèlent l’immense talent de portraitiste d’Iturbide. Les êtres humains sont rarement seuls, entourés de nature et d’animaux qui les subliment. Enfin, on quitte les portraits, pour s’attacher à des cieux sales, remplis d’oiseaux et d’ombres. Les êtres humains se font plus rares, il ne reste plus que des traces : veste pendue à une branche d’arbre, fils électriques, éclats de balles dans un mur. Les rêves de Graciela sont là.


Graciela Iturbide nous fait découvrir ses photos dans son studio de la rue Heliotropo à Mexico


A la fondation Cartier jusqu’au 29 mai

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