Gallen-Kallela : mythes et nature


Akseli Gallen-Kallela, Spring Night, 1915, Collection particulière, Buffalo © Finnish National Gallery/Conservation department

Paris se met à l’heure finlandaise grâce à deux belles expositions : l’une d’Albert Edelfelt au Petit Palais, l’autre d’Akseli Gallen-Kallela au musée Jacquemart-André. Né en 1865, Gallen-Kallela s’est formé à Helsinki, puis à Paris au sein de l’académie Julian. Ancrée dans une nature sauvage, l'œuvre de l’artiste se construit d’abord sur un naturalisme qui évolue par la suite vers le symbolisme. Peintre de l’homme plongé en pleine nature, sa maison-atelier construite au cœur de la forêt enneigée, renvoie une image de cocon douillet et accueillant. Homme de son temps, et marqué par l’art nouveau, il excelle dans les motifs floraux délicats qui jaillissent d'œuvres souvent énigmatiques proches de l'ésotérisme. Dans les années 1905, marqué par le fauvisme et Gauguin, sa palette accueille des couleurs vives, à l’image de ses puissants skieurs. Ardent défenseur de la nature contre l’industrialisation de son pays, il ne cessera, jusqu’à la fin de sa vie, de sublimer le paysage dans sa représentation des éclats, des reflets sur l’eau ou des nuages. A voir.

Jusqu’au 25 juillet au musée Jacquemart-André

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